11/03/2007 - L'abandon s'est joué à peu de choses... Une foule d'excuses fallacieuses, comme toujours quand le mental est défaillant : bise cinglante, ciel qui se voile, appareil photo qui renacle, plaques probables... Et cette superbe face NO, à la fois attirante et inquiétante... Au col, parti pour je ne sais quelle solution de repli, un rayon de soleil, l'appareil photo qui reprend miraculeusement du service, une brusque bouffée d'orgueil et une déferlante de testotérone me fond virer à 180°. Direction, la NO. Banzaï ! Et il eût été dommage de manquer ça. Face splendide, belle traversée en neige dure très exposée dans le 50° de la fin, croix sommitale pour moi tout seul... La voie normale hivernale échoue en contrebas, sur l'antécime S, séparée du sommet par une arête déchiquetée très cornichée, difficilement praticable. Personne dans la face NO, pas de trace. 3 skieurs seulement, de passage au beau col des Paris St Jacques... La foule par contre dans les vallons inférieurs, comme d'habitude, caravanes de moutons bêlants en partance pour les spots habituels (porte de Montmélian, Frettes... la foule au Grand Pic aussi, j'imagine). Instinct grégaire ou manque d'imagination ? Tant mieux pour ceux qui veulent s'isoler un peu.