16/04/2008 - Repéré depuis l'Arcluse trois jours plus tôt, ce couloir SO restait à faire. Il ne se livrera toutefois pas sans résistance, après les nombreuses petites chutes de neige de la semaine. Réceptacle naturel de la poudreuse des faces supérieures, il me vaudra de tracer péniblement une monstrueuse tranchée, immergé jusqu'aux cuisses voire jusqu'au nombril. Sous l'oeil intrigué de quelques quadrupèdes moqueurs. Mais au-delà, la splendide arête sommitale, aérienne et cornichée, sera une récompense à la hauteur des efforts consentis. Les corniches imposantes m'interdiront l'accès à la pente S, voie normale estivale, qui aurait dû me permettre un enchaînement sur l'Armène. Compte tenu du temps perdu à la montée et des quantités de neige accumulées dans les faces et couloirs, j'opte pour un retour plus sûr par l'arête O qui présente tout de même quelques ressauts mixtes ou herbeux délicats. 3 skieurs à pied croisés à mi-pente. Même en semaine dans les Bauges pas moyen d'être seul....