10/05/2008 - Parti comme une bombe du parking de l'hospice, à l'heure où le skieur honnête trainasse encore sous la couette, je profite dès l'épaule d'une neige bien regelée par un bisolet tenace. Malheureusement, les développements nuageux, déjà nombreux la veille, se multiplient rapidement et enserrent bientôt un plateau sommital où le bisolet du matin s'est mué en furieuse tourmente. J'atteins péniblement la croix du Breithorn, guidé par quelques traces de couteaux peu visibles dans la glace noire, et tente quelques photos rapides lors de fugitives trouées, avant que mes doigts n'abdiquent définitivement. Dans de telles conditions, une poursuite sur le Monte Leone, principal objectif de la journée, n'est pas sérieusement envisageable. Je croise à la descente les caravanes de skieurs, qui, partis la fleur aux skis pour une classique facile, ne se doutent sans doute pas de l'enfer qui les attend. Bonne chance camarades...