14/03/2010 - Petite sortie improvisée à l'occasion d'une fenêtre météo. Longue mais belle marche d'approche face aux géants de haute tarentaise, sous un ciel bleu limpide. Le plaisir augmente d'un cran à l'attaque du beau couloir NE où l'on prend rapidement de la hauteur. La pente se redresse encore un peu après le virage à gauche, dans une neige profonde et immaculée. Son inclinaison peut dès lors être qualifiée de "sérieuse", à l'aune de mon clinomètre personnel, à savoir la visière de ma casquette qui s'en vient à effleurer la neige à plusieurs reprises. On pourra toutefois se priver de ce précieux indicateur et lui préférer un casque, couvre-chef plus à la mode, et potentiellement utile dans le couloir généreusement balayé de glaçons divers et variés. Au-delà, l'ambiance dans la pente suspendue est particulièrement saisissante, et notamment la vue plongeante sur les premiers groupes de lilliputiens traçant la voie normale. Après de longs mois de frustration, le plaisir est enfin à son comble et ne saurait être entamé, fût-ce par quelques crampes tenaces ou petits passages mixtes un peu foireux. Au sommet, le panorama à 360° sur Vanoise, Mont Blanc, Valais, Ecrins, Grand Paradis et consorts s'offre comme une cerise sur le gâteau de mon contentement. N'en jetez plus la coupe est pleine ! Elle va même déborder sur le chemin du retour, lorsque maître Goupil me fera l'aumône de quelques poses de beau gosse, dans l'attente de gâteries que je m'obstine à lui refuser. Tout ceci à quelques pas seulement d'une toute autre faune, peuplant les pistes avalines, qu'on devra malheureusement côtoyer un bon moment pour rejoindre la voiture et qui vous fera regretter davantage, si besoin était, la douce quiétude de la face ENE.